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Un des plus gros évènements eau libre de l’année en France, c’est dimanche !
A moins de 48h de l’évènement, 2 ou 3 petites infos :
- n’oubliez pas de vous inscrire avant. Cette année, comme l’année dernière (mais ça n’avait pas été annoncé), il n’y aura pas d’inscription sur place.
- choisissez votre course : Soit 1000m (un peu moins, je pense), soit 2400m. Lancez-vous, c’est à la portée du plus grand nombre, même la grande !
- préparez vous à être mouillée. Forcément vous allez nager me direz-vous. Il faudra aussi compter sur de la pluie a priori
- vous ne greloterez pas. Bien que les températures soient moins élevées qu’en juillet, l’eau du lac se maintient autour de 23. Avec les averses probables et le temps un peu plus frais, il sera sans doute possible de tabler malgré tout sur un petit 22 dimanche matin.

Bonne course !

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Pour la 4ème année d’affilée, j’avais réservé mon dernier dimanche de juillet à la traversée Rives-Ripaille, à Thonon-les-Bains, dans les eaux du Léman. Cette année, c’était donc la deuxième étape de mon opération dégraissage ; une deuxième étape light puisque, faute de licence, je ne peux m’aligner que sur le 600m.

Avec le temps, l’opération est rondement menée. J’ai l’habitude d’aller à Thonon et je sais donc exactement le temps dont j’ai besoin pour arriver, contrairement à Paladru. En plus, ma course n’est que la deuxième de la journée. J’ai donc un peu plus de temps de sommeil …

Pour autant je pars un peu à la bourre mais je rattrape mon retard sur l’autoroute avant d’être ralenti, à nouveau, par un défilé de veilles voitures. Elles sont très belles et bien entretenues, mais c’est sûr qu’en roulant à 60, il y a moins de risque de casse moteur §. Qu’à cela ne tienne, j’arrive quand même avant le départ du 1500m. qui se nage en premier et qui va partir avec un peu (15 minutes environ) de retard.

Je fais la queue pour valider mon inscription faite au préalable sur internet ; une attente plutôt longue qui m’empêchera de m’échauffer, encore eut-il fallu que j’en ai envie … Une fois les formalités remplies, on me livre mon T-shirt (blanc cette année et toujours bien plein de publicités), ma compote (que Lucie appréciera dans l’après midi), une barre de céréales et une bouteille d’eau (de Thonon bien sûr)

A propos d’échauffement, j’ai oublié de parler du temps. Le soleil brille, mais ce n’est pas à proprement parler la canicule. Si moi, je me promène en T-shirt, de nombreuses personnes semblent bien supporter un pull ou une veste. Il y a eu aussi plusieurs averses dans les jours précédents. Enfin, il y a un léger vent qui forme quelques vaguelettes sur le lac ; ces vaguelettes viennent d’Evian et se dirigent vers Genève. Ainsi, ceux qui connaissent et leur géographie locale et le parcours auront compris que les vaguelettes, les nageurs les auront dans la tronche au retour !

10h, j’ai juste le temps d’assister au triomphe sans partage de Thomas ANGE sur le 1500 que l’appel du briefing pour le 600 résonne dans les haut-parleurs. Ce briefing, c’est une institution avant toute course. A Thonon il a lieu sur une rotonde qui surplombe le lac et qui permet de voir, plus ou moins bien les différents points de passage obligatoires. Pour le 600m., c’est facile : dès qu’on voit une bouée orange, on la contourne par l’épaule gauche et on revient sur nos pas jusqu’à un chenal d’arrivée long de 50m.

En plus des indications classiques comme le nombre de participants (60 et quelques) ou la température de l’eau (20.8°C), c’est ici aussi l’occasion de rassurer les plus jeunes qui vont vivre leur première expérience en eau libre et d’amender les plus âgés pour qu’ils ne brutalisent pas ces mêmes plus jeunes.

Direction la flotte

Le briefing étant terminé, nous nous dirigeons en procession vers la plage à l’arrière du bassin de 50m. Notre défilé est assez silencieux. L’annonce de la température de l’eau nous a semble-t-il littéralement refroidi ! Dès le comptage, ça va déjà mieux. Certains font les malins, d’autres font connaissances avec leurs voisins. Il y a des échanges d’expérience … Reste une jeune fille qui ne panique pas ; ça serait un trop grand mot, mais qui est inquiète à l’idée de ne pas trouver son chemin. Voilà une qui vit sa première expérience et les adultes qui l’encadrent au club la rassurent du mieux possible.

La mise à l’eau est délicate. La température n’est pas loin de celle annoncée, mais personnellement je pensais que ce serait plus difficile. Nous sommes aidés cela dit par la relative fraicheur de ce début de matinée.

Comme d’habitude, je vais me placer, au large, le plus à droite possible de la ligne de départ. Petit à petit, tout le monde se met en place. Il faut compter quelques minutes quand même avant que tous les nageurs soient aux ordres.

Sauf que, et là c’est le gag, un des bénévoles du bateau signale que le départ qui s’annonçait imminent, ne peut pas être donné. Et pour cause, la course précédente n’est pas terminée. Tous les concurrents ne sont pas arrivés et donc le chrono n’est pas disponible. Le départ est donc reporté …

C’est à ce moment qu’on commence vraiment à se rendre compte que l’eau n’est pas si chaude. Il faudra attendre une dizaine de minutes pratiquement avant qu’on nous redemande de nous mettre aux ordres. Et le départ est donné d’un coup de pistolet.

Ma course se passe plutôt pas mal. Il faut dire que ce n’est que 600 mètres. Je fais tous l’aller au côté d’un homme d’à peu près mon âge qui me précède d’une longueur. Mais cette fois, je ne fais pas trop de drafting car il est plutôt sur le côté ; le Léman est large. J’assure comme une bête au virage que je prends bien serré, ce qui me permet de le doubler sans difficulté avant qu’il ne revienne à mes côtés puis un peu devant. Dans le même temps, un jeune homme me double. Il est clairement plus en forme et nage en tous cas un peu plus vite que moi. C’est lui le bon candidat pour un drafting reposant ! Je ne me fais pas prier d’autant qu’un autre concurrent à des velléités de retour. L’entonnoir d’arrivée est proche et je suis 3ème et demi d’un groupe de 4. Cette année, je ne lance pas le sprint mais je garde pour ambition de doubler au moins le monsieur de mon âge. Je décide finalement d’accélérer une fois dans le chenal, soit les 50 derniers mètres. J’atteins sans soucis mon objectif de deuxième place en me calant dans la vague du jeune garçon (le classement à l’arrivée m’apprendra qu’il a 14 ans) et en doublant proprement les deux autres.

A la sortie, le ravito de fruits frais est toujours aussi agréable et bien tenu ; ça fait un bien fou. Je n’ai plus qu’à profiter du soleil en attendant les résultats et le départ du 5000 pour prendre quelques photos.

Ce départ du 5000 justement a été comique. Comme d’habitude, les nageurs se sont mis à l’eau après un petit « tour d’honneur » autour du bassin de 25m pour faire le comptage. Puis ils se sont rapidement massés derrière la ligne d’eau ; sauf une demi-douzaine d’entre eux qui sont passés devant. S’ensuivirent alors 3 à 4 minutes de gesticulations et de cris des officiels (starters, arbitres …) pour tenter de faire reculer les concurrents afin que la ligne d’eau puisse être à fleur d’eau. Devant l’impossibilité d’obtenir le calme dans les rangs, le représentant de la FFN a décidé d’ajourner le départ et de « punir » les nageurs en les faisant ressortir de l’eau. Cette décision n’a sans doute pas été sans conséquences puisqu’un petit vent soufflait à ce moment-là et a sûrement refroidi certains jeunes concurrents ; un s’en est plaint en tous cas lors de son abandon.

Quelques minutes après, c’est donc reparti : comptage, mise à l’eau, attente derrière la ligne. A noter que la plupart de quelques nageurs qi sont à l’origine de ce retard ne semblait pas être en mesure de jouer la victoire. Et puis que sont 2 mètres sur une course de 5000 ?

C’est à ce moment que se produit la dernière péripétie. Tous las nageurs sont bien en place. Le départ peut être donné. Il est même donné alors qu’un kayak se situe juste devant la ligne en travers. Le pilote de cet engin n’a pas le réflexe de démarrer et les nageurs sont obligés « d’escalader » le bateau. Certains sont furieux. A juste titre !

Pour surmonter tout ça, il faut assurément être un habitué de l’eau libre. Ce sont les aléas ! Des aléas qui ont peut-être perturbé le triple sélectionné olympique, Nicolas Rostoucher, qui termine dans le paquet entre la 30ème et la 40ème place.

Quant à moi, j’ai terminé ma petite course en 11’58’’ à la 14ème place, ce qui me satisfait pleinement. Je n’ai par contre pas le temps de rester jusqu’au podium pour honorer ma 3ème place senior.

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Je n’y étais pas.

Peut-être y étiez-vous ?

Alors ce qui suit pourrait vous intéresser. Voici les résultats complets du 1000 et du 3000

1000lepin 2010

Chrono3000

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Il y a plein de choses à raconter sur cette étape de la coupe de France : des drôles, d’autres un peu moins ; ça dépend de quel côté on se place je pense …

Je prendrai le temps de faire,comme pour Paladru un compte-rendu détaillé dans la semaine, pour vous faire patienter voici quelques résultats rapides, ou pour être précis un résultat.

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Avec beaucoup de retard, voici quelques photos de cette traversée dont je fais un compte-rendu ici et dont les résultats sont là

 

 

Le cadre

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